!DOCTYPE html> Notice Concessives modales Annexe 8
CONSTRUCTIONS CONCESSIVES MODALES (sous-notice)

    Vous avez beau savoir qu’autour de la cinquantaine la femme vit et éprouve quelques bouleversements physiologiques et psychologiques car vous vivez dans une société de surinformation, vous avez beau lire la presse féminine, l’éplucher au bureau, à la cantine ou chez vous, en recueillir les témoignages et conseils, passer d’un magazine à l’autre, zapper les articles trop compliqués, les interviews de Nobel de médecine, vous avez beau consulter les gynécologues ou fréquenter les centres de consultation spécialisés comme le recommandent les grandes campagnes de santé publique, vous avez beau entendre parler de dépistage des cancers dits féminins, d’examens de mammographie, du risque de l’ostéoporose, de mises en garde et de tout un arsenal de mesures de prévention, vous avez beau faire main basse sur des stocks de capsules de soja ultra concentrées et autres dérivés miracles anti-ménopause, anti-âge vendus dans les pharmacies et parapharmacies, vous avez beau savoir que tout ça c’est la faute aux œstrogènes qui foutent le camp, fuguent et désertent la maison ovarienne, que cet abandon progressif puis définitif du domicile va marquer un coup d’arrêt irréversible à l’horloge biologique féminine qui s’était mise en route il y a quelques décennies, vous avez beau savoir que la machine ovarienne en cessation d’activité dépose le bilan hormonal de la vie des femmes avec pour solde des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes et avec pour corollaire des draps trempés qui bousillent vos nuits, une libido capricieuse qui flanche, une ostéoporose qui tricote de la dentelle, une prise de poids assortie de mauvaise humeur et du syndrome de la bedaine, et autres joyeusetés, vous avez beau savoir que la ménopause signe la fin d’un cycle naturel, celui de la fécondité féminine, elle sonne pourtant pour la plupart des femmes le glas du vieillissement de l’horloge biologique, du vieillissement tout court. Vous avez beau savoir que la ménopause n’est pas une maladie, vous n’arrivez pas à vous résoudre à ce déterminisme, à subir le sabotage et la mort des hormones, même si en réalité les règles et ses manifestations n’ont jamais été auparavant une partie de plaisir. (web)

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